Ce matin est potentiellement prévu la pose de la chambre implantable (si tu ne sais plus ce que c’est, va voir par ici), sous réserve que mes globules blancs neutrophiles soient assez nombreux… Pour avoir les résultats rapidement, j’ai eu une prise de sang à 6h. Je suppose qu’iels ont demandé d’analyser en priorité, puisqu’aux alentours de 8h j’ai déjà l’info. Malgré des neutros à seulement 760 (la médecin m’avait dit qu’elle voulait qu’ils montent à 1000), on m’envoie quand même au bloc ce matin pour poser la chambre. A priori, c’est compliqué d’avoir un créneau pour une pose de ce type. 🤷🏽♀️
Petit déj’ puis toilette complète, cheveux inclus, à la Bétadine… Autant dire que je suis propre comme un sous neuf en sortant ! 🧖🏽♀️ Habillée seulement d’une chemise d’hôpital (et d’une culotte que j’ai réussi à négocier héhé), je dois attendre sur mon lit car à un moment on viendra me chercher. A 9h30, l’infirmière vient m’informer que je vais partir. Et elle me « briefe » aussi sur la médecin (chirurgienne ?) qui va m’opérer : elle est soupe au lait, et il ne faut pas se formaliser de ce qu’elle peut dire, mais qu’elle s’en prend plus souvent au personnel qu’aux patient·es… 🤨 Bon ben c’est motivant tout ça ! 😅
Cette fois-ci, je suis carrément emmenée dans mon lit, une vraie princesse… 👸🏽 Parée de mon plus beau masque FFP2 en bec de canard, enroulée dans mes draps tous juste sortis de leur pochette stérile, je me laisse emmener par une fort sympathique brancardière un étage au-dessus de là où je me trouve. Je suis alignée à côté d’autres personnes dans leur lit, et bien sûr commence le temps d’attente incompressible. N’ayant pas eu le droit d’emmener mon téléphone ou ma liseuse, j’en profite pour somnoler… ben oui, c’est l’heure habituelle de ma sieste matinale. 😴 Bon je n’ai pas vraiment vu le temps passer, mais j’estime à environ 1h d’attente.
Je suis ensuite emmenée à côté du bloc en tant que tel par un aide-soignant. Je suis accueillie par une infirmière anesthésiste qui me demande si je me suis bien douchée à la Bétadine hier soir et ce matin (euh non, que ce matin) et si je suis à jeun (euh non, j’ai mangé un p’tit déj’). Aïe, ça commence mal… 😬 Bon, après consultation de ses collègues, j’ai quand même le droit de passer sur le billard, ouf ! 😅
Je suis donc emmené dans le bloc en tant que tel, où je me transfère du lit à la table d’opération (pratique, c’est au même niveau). Et je fais la connaissance de la fameuse médecin, qui commence par râler : pourquoi mon cathéter n’a pas été enlevé ? C’est n’importe quoi, il fallait l’enlever. (Moi dans ma tête : mais j’en ai encore besoin). Et puis prendre un petit déjeuner, ce n’était vraiment pas intelligent. Alala, l’hémato, ce n’est plus ce que c’était… 🙄 Sincèrement, heureusement que j’ai été prévenue par l’infirmière ce matin, parce que c’est quand même particulier.
Elle décide ensuite d’enlever les fils (comme des points de suture) qui retiennent le cathéter, mais pour l’instant il reste en place quand même. Je ne sais pas trop pourquoi, sûrement pour pouvoir m’injecter quelque chose au besoin. Mais pourquoi enlever les fils au début du coup ? Mystère… 🤔
Je suis alors préparée pour l’opération, qui se fait sous anesthésie locale. Préparée = plein de Bétadine sur la zone opérée (aux alentours de la clavicule droite, puisque la gauche est occupée par le cathéter) + on me couvre d’espèces de draps bleus avec un côté collant, y compris au dessus du visage (assez relevé pour que je puisse respirer bien sûr). Ces draps couvrent tout sauf sur la zone opérée. Et ensuite vient l’intervention.
Je me rends compte assez vite que cette médecin est très douce, du genre à dire « je vais faire l’anesthésie » alors qu’elle a déjà à moitié planté l’aiguille… Bon c’est le seul truc qu’elle m’a dit qu’elle allait faire, parce qu’après elle n’a pas précisé ce qu’elle faisait. Mais dès le départ, je l’entends grommeler des phrases du type : ah je ne trouve pas les repères (Moi dans ma tête : est-ce que c’est parce que j’ai trop de gras ?). Oh m***e, mais c’est pas vrai. P****n, qu’est-ce que c’est que ça. Etc. (Moi dans ma tête : dois-je m’inquiéter ?). Le tout en boucle. 😅
A un moment, elle me pousse la tête sur le côté (sans prévenir ou demander, bien sûr), je me retrouve avec mon masque FFP2 qui remonte et à moitié étouffée par le drap bleu… qu’elle décolle du cou pour accéder à un autre endroit, merci pour la zone sensible malmenée sans prévenir. Sincèrement, à ce moment-là, j’ai vraiment l’impression d’être pas grand chose d’autre qu’un morceau de viande… 😒
Heureusement pour moi, une infirmière veille au grain et me propose de m’injecter un petit anesthésiant par la perfusion, ce que j’accepte. Je me retrouve un peu dans les vapes du coup, ce n’est pas plus mal, hein. 🤪
Au final, elle n’arrive pas à trouver une veine qui lui convienne, c’est-à-dire avec un reflux suffisant. Comme les veines de mes bras sont très enfoncées, je suppose que celles de ma poitrine le sont aussi ? En tous cas elle finit par lâcher l’affaire. Total : pas de chambre implantable pour moi aujourd’hui… ☹️
Comme je sais que tout le monde n’a pas le même niveau de sensibilité, je détaille plus précisément les détails de l’opération dans ce truc un peu dégueu.
Heureusement qu’elles n’ont pas enlevé le cathéter, sinon j’aurai été dans le caca, vu que je suis encore en traitement ! Elle me remet des fils du coup (ça valait la peine de les enlever, tiens). Encore un peu stone, je repasse dans mon lit, je suis emmenée à l’aire d’attente du départ, d’où je suis ramenée dans ma chambre. J’y arrive vers midi, je suis partie environ 2h30 au total. J’ai du coup la grande chance de manger un magnifique repas de midi : choux de Bruxelles, pommes de terre et civet de porc (j’ai mangé les patates quoi, je n’aime pas les choux de Bruxelles et la viande était 🤢). Mais bon, ça c’est une autre histoire.
Tu te demandes peut-être quelle est la suite après cette tentative ratée ? Je vais avoir le droit à un doppler, une échographie des veines, histoire de voir où elles se cachent pour les trouver la prochaine fois. La « gentille » médecin a déclaré vouloir poser la chambre à gauche, sauf que j’ai encore le cathéter. Il faut attendre 48 heures après le retrait d’un cathéter pour implanter la chambre. Du coup je ne sais pas encore exactement comment cela va se passer, puisque j’ai encore besoin du cathéter jusqu’à nouvel ordre (pour passer l’arsenic). Peut-être que l’implantation se fera à Strasbourg ? Ou bien que je reviendrai en ambulatoire à Mulhouse ? 🤷🏽♀️ Aucune idée, et pour l’instant je n’ai pas recroisé de médecin en hémato à qui demander.
Voilà, je suis quitte pour des douleurs dans toute la zone de la clavicule droite, heureusement seulement quand je bouge. Mais notamment quand je tourne la tête vers la gauche, tout mon cou me lance, c’est assez désagréable. On verra en combien de temps ça s’en va. Je peux bien sûr demander des antalgiques au besoin, mais même si c’est douloureux, ce n’est pas au point de demander des médocs.
En tous cas, tout ça m’a bien fatiguée, car j’écris cet article le lendemain de l’opération. Eh oui, j’étais tellement fatiguée que je me suis endormie à 20h ! 😲 J’ai fait un tour entier de cadran, et les personnes qui me connaissent savent que ce n’est pas trop mon genre de m’endormir avec les poules. Mais ça m’a rudement fait du bien cette grande nuit. 😁 La suite au prochain épisode, comme dit pour l’instant je n’ai pas plus d’infos que ça…

1 réponse
Bétadine, bétadine… t’as la preuve que c’est pas du Capri-Sun que t’as renversé ?
Plein de schmoutz schmoutz et la gentille médecin là on y met un coup de serpillère derrière les oreilles.