Ce que j’ai bien saisi, c’est la difficulté de réussir à ce que chaque partie du système arrive à s’imbriquer avec le suivant. Pour parler plus concrètement, la circulation a dû être un peu trop fluide entre Colmar et Mulhouse, et du coup quand les brancardier·es ont sonné à la porte du service hémato, en fait la chambre dans laquelle j’étais censée arriver et m’installer n’était pas encore prête… oups 😬
Et comme je ne pouvais pas vraiment rester sur mon brancard, j’ai été confortablement installée sur un fauteuil à roulette. Pour ne pas me laisser dans le couloir, qui n’est pas une place très pratique pour les équipes non plus, j’ai eu le droit à une petite demi-heure dans un espace tout à fait original.
Je ne sais pas exactement ce que c’est au départ. Peut-être simplement un coin de bâtiment. En tous cas ce n’est pas vraiment une pièce. L’originalité réside dans le fait qu’il y a une porte sur un mur (qui mène au couloir donc), mais que là on on s’attend à un mur adjacent, il n’y a rien, c’est complètement ouvert.
Bon j’essaye de te faire un schéma, ce sera plus parlant. Alors je le fais avec 20 jours de retard, j’y ai passé peu de temps et clairement il n’est pas du tout aux bonnes proportions, mais ça donne une idée du truc tel que je m’en souviens.

Ce qui est rigolo, c’est que comme ce n’est pas vraiment une pièce fermée, les infirmières et aides-soignantes passaient parfois d’un côté, parfois de l’autre, parfois entraient d’un côté et ressortaient par l’autre. Elles étaient déjà toutes désolées pour moi que je sois casée dans ce petit coin. Moi ça m’allait plutôt bien dans le sens où je n’étais pas en inconfort… Le reste, ma foi, n’est pas très important.
C’est à de ce quartier général qu’a été faite mon admission, j’ai déjà été bien accueillie, on m’a demandé si je voulais boire quelque chose, si ça allait, on s’est occupé de mes affaires. Bref, je ne le savais pas encore vraiment, mais un avant goût de la qualité de l’équipe ☺