On continue avec les prises de sang galères, youpi !
Comme je le disais dans cet article, la première prise de sang a été vraiment compliquée… Mais ce n’est pas la faute des sages-femmes de Schweitzer, vu que quasiment toutes les personnes d’après ont genre méga galéré comme elles.
Quand je suis arrivée à Mulhouse, vu la tête de mes bras (tu sais, le fait de pas coaguler = chaque essai de prise de sang conduit à un bleu plus ou moins grand… je te laisse imaginer à quoi je ressemblais déjà), j’ai tout suite eu une réputation 😅
Celle de la galère pour les prises de sang. Et malheureusement, ça s’est en effet confirmé. Je ne suis pas sûre d’avoir eu une prise de sang qui n’ait pas nécessité au moins deux essais 🩸 Y compris dans les deux pieds, où j’ai découvert qu’on pouvait prendre du sang… enfin ou pas, dans mon cas, ça n’a pas marché 😫
Je l’ai évoqué très rapidement, mais pour le curetage de jeudi 13, on m’avait posé deux petits tuyaux : un à l’interne du poignet gauche et l’autre sur le dos de la main droite. Je les avais donc à ce moment-là, mais malheureusement ils n’ont pas donné assez de reflux (retour de sang) pour en prendre directement dessus (dommage, ça aurait été pratique…).
Sachant que tu t’en doutes peut-être, mais en hémato on prend plutôt pas mal de prises de sang. Je ne saurai plus te dire combien, mais j’en ai eu plusieurs en l’espace de 15 heures. Assorties de bleus à chaque fois 🤕
Le cathéter
Heureusement, il a fallu moins d’une journée pour que le doc vienne me poser un cathéter. Pour celleux qui ne sauraient pas exactement ce que c’est (ce qui était plus ou moins mon cas avant d’en avoir un, même si Ariane en a eu un aussi, je crois que je n’avais pas vraiment percuté à l’époque), voilà la définition du Larousse : « Tuyau en matière synthétique, de calibre millimétrique et de longueur variable. Un cathéter peut être placé dans un vaisseau (veine, artère) ou dans une cavité (vessie, cavité cardiaque) de l’organisme. On l’utilise pour effectuer un diagnostic ou un traitement (perfusion, drainage, alimentation en sang d’un circuit extracorporel, etc.). »
J’ai donc eu la pose d’un cathéter dans une veine, au niveau de la clavicule gauche, dès le premier samedi. Bon je t’avoue que ça a commencé par être un peu relou dans un premier temps, parce que je me suis mangée la temporalité de l’hôpital dans la tronche. J’ai été préparée à l’intervention (qui s’est faite dans la chambre directement) à 11h30. Comprends : sur mon lit. Enduite de bétadine (le désinfectant tout jaune) sur le haut du corps. Avec un champ stérile (encore un nouveau mot, c’est un espèce de tissu stérile) posé sur moi. A attendre le doc. Sans pouvoir vraiment bouger. Jusqu’à 13h 😑
Pour le coup, quand il est arrivé, j’avais mal aux fesses de pas avoir bougé et en plus j’avais grave la dalle… le seul truc positif c’est que je n’avais pas envie d’aller aux toilettes 😂
Il m’a donc posé ce cathéter, opération qui a pris une petite demi-heure. Et ce qui a été étrange, histoire de pimenter encore un peu ce récit, c’est qu’il est passé dans une veine située au-dessus de la clavicule et pas en-dessous, comme il a l’habitude. A priori c’est la première fois que ça lui arrive, il était tout excité par le truc 😅 Ça confirme que je n’aime pas faire comme les autres avec mes veines héhé.
En tous cas, depuis que je l’ai, c’est quand même nettement mieux… pour les prises de sang, c’est quand même le pied : il suffit de se connecter à un p’tit robinet et roulez jeunesse. Ce qui a été pratique aussi avec la pose du cathéter, c’est que j’ai retrouvé une liberté de mouvements au niveau des bras, puisqu’on a pu m’enlever les tuyaux qui s’y trouvaient jusque là.
Un était relié à la perfusion, l’autre était clampé (= fermé, grosso modo j’avais une espèce de morceau de tuyau avec un bouchon qui sortait du poignet mais relié à rien). Eh bien je peux te dire que pour certains gestes du quotidien, avoir des trucs dans les poignets (dont un relié à un fil) ce n’est pas très pratique… Genre s’essuyer les fesses 😜
J’ai eu le droit à une radio pour vérifier qu’il était bien posé (nickel, rien à redire à ce niveau-là).
Et voilà comment le cathéter est devenu mon meilleur ami ! C’est par lui que passe les médicaments en intraveineuse, notamment l’arsenic, mais aussi que se font les prises de sang depuis.